Suspectée dans la survenue du décès de plusieurs jeunes au Royaume-Uni, la Méphédrone est apparue sur le territoire français en 2007. Récemment, une saisie record de 50kg de Méphédronea été réaliséedans l’Est de la France. Cette nouvelle drogue de synthèse, également dénommée « MeowMeow » ou « ‘M-Cat », est le dérivé…
La consommation de substances amphétaminiques lors de manifestations festives (rave…) est devenue une pratique courante en France. Depuis plusieurs années, de nouvelles molécules stimulantes de structure chimique proche des amphétaminiques - les cathinones - ont été synthétisées afin d’essayer de contourner la législation en constante évolution. Durant l’année 2010, parmi ses nouvelles molécules de synthèse, un nombre croissant d’affaires impliquant la méphédrone a été observé en Europe. Elle a retenu notamment l’attention médiatique Outre-manche en raison de son implication supposée dans plusieurs décès. Sa diffusion croissante profite de la montée du trafic de substances sur le réseau internet.
La méphédrone, dénommée également 4 MMC, « MeowMeow » ou « ‘M-Cat », induit des effets similaires aux amphétamines : elle est empathogène (capacité d’entrer en relation avec autrui), euphorisante et anorexigène (diminuant l’appétit). A l’heure actuelle, il existe très peu d’informations sur sa toxicité à long terme et ses interactions avec d’autres psychotropes.
En France, la première saisie de méphédrone par la gendarmerie a eu lieu en mai 2007 sous la forme de gélules contenant de la poudre. En 2009, un échantillon a été saisi par les douanes puis début 2010, cinq identifications ont été signalées par le Service Central des Laboratoires de Paris.
Devant la montée en puissance de la consommation et du trafic de méphédrone, les autorités sanitaires françaises l’ont classée comme stupéfiant par un arrêté paru au Journal officiel du 11 juin 2010, rendant son usage et son commerce illicite.
Du fait de sa dangerosité potentielle et de son haut pouvoir addictif, son identification dans les prélèvements biologiques, mais aussi dans les produits de saisies, apparaît donc de plus en plus indispensable.
Le laboratoire ChemTox a mis son savoir-faire et sa haute technicité afin de développer une méthode analytique performante pour la recherche et le dosage de la méphédrone dans les prélèvements biologiques (cheveux, sang et urines) et les produits de saisies (comprimé, poudre, autres supports).
Fort de l’analyse de plus d’une centaine d’échantillons dont une vingtaine positifs en méphédrone, le laboratoire a acquis une grande expérience permettant un rendu des résultats rapide et fiable. Afin d’anticiper les futures tendances de consommation, le laboratoire ChemTox a mis en place une méthode analytique plus large comprenant l’analyse de l’ensemble des cathinones telles que la cathinone, la methcathinone, la méthédrone, le MPDV et la butylone.